Quand il s’agit d’évaluer le coût de production par litre de lait, du point de vue énergétique, il faut penser à la source d’énergie (pâture/complément alimentaire) et le mode d’utilisation ce ces derniers (directement à l’ingestion ou suivant l’accumulation y utilisation postérieure des réserves).

L’article “Patrones de medida de la condición corporal” (Modèles de mesure de la condition corporelle) publié le 14 février 2018 par CONtexto Ganadero, explique les modèles de mesure de la condition physique de la vache. Le médecin vétérinaire Gabriel Enrique Serrano Díaz a profité de cette occasion pour aborder ce sujet de si grand intérêt.

Il commence par souligner que le moyen le plus efficient, économiquement, de produire du lait est une exploitation adéquate du pâturage, tant durant la période de lactation que la période « sèche » de la vache.

Pour des vaches avec un potentiel de production supérieure à la capacité nutritionnelle de la pâture, l’utilisation de matières premières disponibles dans la localité est une méthode viable ; incluant l’utilisation de compléments minéraux à haute valeur énergétique durant la période de lactation.

Il soutient aussi que la viabilité économique est faible à dépendre hautement de l’utilisation de matières primaires coûteuses (Compléments/Concentrés). Elle augmente si elles sont utilisées pour accumuler des réserves énergétiques durant la période de gestation pour ensuite les utiliser.

Le vétérinaire met en garde, toujours en ce qui attrait aux matières primaires traditionnellement utilisées comme la mélasse. Elles ne sont pas une source d’énergie viable pour la production bovine à cause de leur coût élevé et leur teneur élevée en humidité combinée au faible apport d’énergie réelle.

Il ajoute que traditionnellement, les éleveurs et les techniciens centrent leurs préoccupations relatives à l’aspect nutritionnel principalement sur les niveaux de protéine y phosphore des aliments.

Différentes lignes directrices se sont observées dans le système d’élevage à double utilité où une vache se nourrissant uniquement une pâture d’ « Angleton » (Dichantium aristatum), bien qu’elle ne remplisse pas complètement ses besoins en protéine, pourrait y remédier facilement rien qu’en ingérant quelques 8 Kilogrammes journaliers d’une légumineuse tropicale. Et avec ça elle surpasserait ses besoins en Calcium.

Cependant cette vache présenterait un déficit énergétique sévère qui la ferait perdre 1,071 grammes par jour de poids corporel pour pouvoir garder son volume de production. L’apport de 19 grammes de phosphore en complément minéralisé pourra pallier ce manque. Voir notre article « Quelle quantité de sels minéraux apporter au bétail ».

Dans le système d’élevage spécialisé en production de lait, une vache consommant du « Kikuyo » (Pennisetum clandestinum) couvrirait totalement ses besoins en protéine et en phosphore. Le principal problème serait le déficit d’énergie qui pourrait lui faire perdre jusqu’à 2,785 grammes par jour ; en d’autres mots, près de 3 Kilogrammes de poids corporel pour soutenir sa production de lait. Il faudrait additionnellement l’apport de 63 grammes de calcium par jour, pour garder l’équilibre dans ce cas.

Le scientifique explique que l’évaluation périodique de la condition physique occupe une place de choix dans les techniques d’évaluation des flux énergétiques dans le système productif et le contrôle de l’efficience de la relation Production – Economie.

Et il conclut que la condition physique fonctionne aussi comme élément de planification dans la prédiction de l’état de santé, de reproduction et de production laitière à venir.

Aspect économique de la condition corporelle de la vache
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