La réponse à cette question vient du Dr. Luis Albornoz, Msc., PhD., dans son article Nutrición Mineral (Nutrition Minérale) publié le 11 avril 2016 sur Ergomix.

Le docteur soutient que, pour répondre correctement à cette question, il faut connaître la demande journalière en phosphore de l’animal ainsi que le volume de phosphore qu’il absorbe durant son alimentation.

Chez la vache laitière, par exemple, la demande journalière en P (phosphore) est de 1,83 grammes par litre de lait, contenant 3,5% de graisse, produit. De plus il faut compter environ 14 grammes de phosphore par jour pour le maintien physique d’une vache de 500 kilogrammes. Ainsi, une vache produisant 25 litres de lait requiert 60 grammes de phosphore par jour.

Supposant une alimentation basique de 5 kilogrammes de maïs (12 grammes de phosphore) et 10 kilogrammes de matière sèche de prairie (30 grammes de phosphore), la vache absorberait seulement 42 grammes de phosphore par jour alors qu’elle en a besoin de 60.

Dans ce cas, la vache a un déficit de 18 grammes de phosphore. En conséquence l’éleveur devrait lui fournir complément alimentaire contenant 10% de phosphore à raison de 180 grammes par jour.

Quant à la période de l’année pour l’administration de ce complément alimentaire, Albornoz signale que ce devrait être de manière constante. Mais, si pour des raisons économiques ce serait impossible, la supplémentation se fait quand il existe une abondance de pâture tant en qualité qu’en quantité ; quand les niveaux de protéine et d’énergie sont élevés et que la production soit seulement limitée par manque de minéraux.

Albornoz ajoute que les éleveurs commettent souvent l’erreur de fournir au bétail un complément alimentaire durant les moments de crise fourragère, quand les apports en protéine et en énergie font défaut.

Dans des situations pareilles, il n’y a d’avantage ni biologique ni économique à administrer un complément alimentaire.

Le scientifique soutient également qu ‘il est important de fournir un complément alimentaire à toutes les catégories du cheptel, mais s’il y a un manque économique, le mieux serait de cibler les catégories avec un plus grand défi de production. Par exemple, le bétail jeune et prêt à sa première reproduction, la vache durant ses premiers mois de lactance; ou encore selon les spécificités de chaque ferme agricole.

Il est important, avant d’appliquer une des suggestions précitées, de consulter un MVZ (Médecin Vétérinaire Zootechnicien) ou  MV (Médecin Vétérinaire) qualifié.

Quelle quantité de sels minéraux apporter au bétail ?
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2 avis sur « Quelle quantité de sels minéraux apporter au bétail ? »

  • 6 février 2018 à 15 h 42 min
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